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CONGO /CORONAVIRUS : L’ONG ACAT APPELLE A UN DESENGORGEMENT DES PRISONS

 Dans un communiqué daté du 1er avril 2020, le président d’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo (ACAT CONGO), Christian LOUBASSOU, fait une série de recommandations au   gouvernement. Parmi elles, la   libération des détenus poursuivis pour des délits mineurs, passibles de peines de prisons inférieures à 2 ans, la prise des mesures de grâces pour libérer les détenus ayant purgé la moitié de leurs peines. Cette ONG encourage par ailleurs les autorités congolaises à  prendre « les mesures hygiéniques et sanitaires pour prévenir la propagation du coronavirus dans les établissements pénitentiaires exige cependant, que des solutions alternatives soient trouvées, dans la mesure du possible».

Les autres recommandations de l’ONG sont les suivantes : faciliter l’obtention des autorisations de libre circulation en période de confinement aux parents et proches des détenus ; mettre en place des mesures alternatives (vitres de protection, téléphoniques, épistolaires, etc.) pour lutter contre l’isolement des détenus et leur permettre de communiquer éventuellement avec leurs proches et familles

Si ACAT Congo reconnait les  directives qui sont en train d’être prises par le gouvernement pour juguler la dispersion de ce virus, cette ONG des droits de l’homme indique dans ce communiqué que les personnes fragiles sur le plan social et économique subissent de plein fouet les éventuelles carences des systèmes de santé et de protection sociale particulièrement les personnes en détention.   L’ONG s’inquiète du fait que «  les prisons représentent un risque accru, non seulement parce que le virus se propage plus vite dans un lieu confiné, souvent faiblement ventilé et insalubre, mais également parce que les conditions médicales préexistantes fragilisent la santé des détenus. De fait, les maladies infectieuses circulent en plus grandes proportions au sein de la population carcérale ». Les prisons congolaises n’y échappent pas, indique le communiqué qui par ailleurs avance un  chiffre, « une pression carcérale de plus de 600% de leur capacité d’occupation pour ne citer que les cas des prisons de Pointe Noire et de Brazzaville ». 

Pour prévenir la propagation du coronavirus dans les établissements pénitentiaires, précise le communiqué, « le  gouvernement s’est engagé à renforcer les mesures de prévention par la régulation de la vie en prison, des activités des détenus, des visites d’avocats ou des familles dans lesdits établissements. Une telle mesure amène à une remarque sur son efficacité car, l’incarcération de nouveaux prévenus, les extractions vers les tribunaux et la communication avec le personnel pénitentiaire ou les parents sont autant d’interactions avec le monde extérieur qui risquerait d’annihiler fortement l’impact de ces politiques ».

Pour l’ACAT enfin, la politique de confinement décrétée par le gouvernement constitue aussi une source de préoccupation car, estime-t-elle, les détenus verront  la limitation des visites de leurs familles et de leurs proches.

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