CONGO /CONTROLE DES PHARMACIES : LE SYNDICAT CONDAMNE LES METHODES DE LA DIRECTION DE LA REPRESSION DES FRAUDES

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Les 8 et 9 mai 2019, le ministère du commerce, précisément la direction de la répression  des fraudes commerciales a publiait  les rapports de différents contrôles effectués dans divers secteurs comme la  pharmacie. Cependant, constate  le Syndicat National des pharmaciens du Congo (SYNAPHAC), le rapport qui concerne le contrôle des pharmacies contient des incohérences. Une conférence  de presse animé le mercredi 12 juin 2019 à Brazzaville visait à  éclairer faire une mise au point sur cette question.

Article  rédigé avec Dan COOPER MOON, journaliste stagiaire    

Le SYNAPHAC dit ne pas être contre  le contrôle effectué par la direction de la répression des fraudes car cela relève bien de ses  missions. Il s’insurgent plutôt  contre  les méthodes utilisées par cette dernière,  a indiqué Guy Patrick GONDZIA, vice-président dudit syndicat.

Le syndicat a rappelé les points  convenus avec la direction de la répression des fraudes et présentés comme ceux devant faire l’objet de contrôle. Il s’agit  entre autres de  l’autorisation d’ouverture d’une  pharmacie, le registre du commerce, le prix des médicaments, la validité des médicaments, le certificat d’immatriculation SCIET,  ce en présence d’un inspecteur de pharmacie.

Notons qu’il a été largement constaté au cours des contrôles, soutient le syndicat, que  les contrôleurs ont outre passé leur mission, et des manquements ont été soulignés : l’absence d’inspecteurs des pharmacies dans les équipes de contrôle, le fait de s’introduire dans les pharmacies – jusqu’au-delà des comptoirs de dispensation des médicaments-  en l’absence des pharmaciens, procédant ainsi à la saisie des médicaments. Autre fait déploré, l’imposition     d’une liste des documents  concernant les autres administrations connexes notamment la CNSS ou  les impôts.

S’exprimant au sujet des cartons de produits  dit périmés ou avariés saisis par ces contrôleurs dans les officines , le docteur Guy Patrick GONDZIA a expliqué que  ces médicaments étaient  gardés en attendant le passage de la direction des pharmacies aux fins de les récupérer et de les  détruire dans les conditions appropriées et recommandées,  car les  principes de la  destructions des médicaments diffère totalement de ceux des denrées alimentaires par exemple..

S’agissant de la disparité des  prix constatée dans les pharmacies, le docteur Victor NGOMA, et président du SYNAPHAC, a souligné que logiquement tous les produits devraient avoir les même prix. Mais, poursuit-il, il  y a des aspects à prendre en compte notamment la rareté des pièces jaunes.

Notons par ailleurs que  le président du synaphac n’a pas manquer de rassurer les populations inquiètes à ne pas hésiter à fréquenter les pharmacies  pour la simple et bonne raison qu’en pharmacie on ne trouve pas des  produits  périmés sous peine de poursuite, de la suspension du diplôme, voire de la fermeture de l’établissement. Aussi a-t-il attiré l’attention des pharmaciens  n’ayant pas encore été contrôlé de ne pas recevoir ces contrôleurs s’ils ne sont pas  accompagnés des inspecteurs ou encore des polices de pharmacies et/ou des membres du ministère de la santé.

Photo : Le bureau du Syndicat lors de la conférence de presse (Crédit Groupe Congo Médias)

 




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