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CONGO/CLUB DE BRAZZAVILLE: PAUL OBAMBI MET LA LUMIÈRE SUR LES CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ AUX 300MILLIARDS LEVÉS

L’attachement avec l’Etat, la relance des activités et l’audit des entreprises ont été présentés comme les trois critères d’éligibilité aux trois cent (300) milliards de crédit levés par le Club de Brazzaville pour le paiement de la dette commerciale aux entreprises privées en république du Congo. Ces précisions ont été communiquées par Paul OBAMBI, Président du Club de Brazzaville le vendredi 16 octobre 2020 lors d’une rencontre qu’il a eu avec la délégation du collectif des syndicats patronaux conduite par son Président El Hadj Djibril Abdolaye BOPAKA.

La rencontre organisée à la chambre de commerce , d’industrie, d’agriculture et des métiers de Brazzaville entre la délégation du collectif des syndicats patronaux et Paul OBAMBI, Président du Club de Brazzaville, Président de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Brazzaville (CCIAMB)  a permis à cette délégation d’obtenir des informations précises sur  les missions du Club, leurs engagements et les critères d’éligibilité aux 300 milliards levés pour le paiement de la dette commerciale des entreprises privées en au Congo.  Guidé par sa volonté de mettre la lumière sur les différentes zones d’ombre Paul OBAMBI a donné plus de détails sur le Club en partant de genèse  du projet,  ses initiateurs  ses missions ainsi que la procédure engagée.

S’adressant au chef de la délégation des syndicats patronaux, Président du Club de Brazzaville a indiqué que ce club est le résultat d’un travail collectif. Un travail qui a permis de mener des réflexions pour mettre en place un mécanisme pouvant permettre à l’Etat, malgré ses difficultés économiques actuelles, de payer ne serait-ce qu’une partie de la dette commerciale aux entreprises privées afin de favoriser la relance des activités économiques de ces sociétés en difficulté.  « Il fallait trouver des solutions et nous avons imaginé celle-là qui consistait à créer un club puis lever des fonds. Nous avons été assistés par d’autres collègues ici présents et ensemble nous avons monté le Club de Brazzaville. En tant que membre fondateur j’ai invité autour de table quatre banques congolaises : la LCB, La BSCA, Eco Banque et la  BGFI, voilà Paul OBAMBI, personne physique plus les banques qui ont créé le Club de Brazzaville, qui est un gros poumon d’intérêt économique ».

L’objectif poursuivi par ce club à la tête duquel se trouve l’actuel Président de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Brazzaville (CCIAMB) est de : « Lever les fonds et si j’ai choisi d’avoir autour de moi que des banques c’est parce que c’est elles qui détiennent les fonds. Et nous avons obtenu la bonne écoute du président de la république qui a reçu toute la délégation, a validé et instruit le premier ministre qui nous a par ailleurs reçu et nous avons convenu des règles du jeu. Nous avons signé avec le gouvernement qui était dans le besoin d’avoir 300 milliards de francs CFA et nous avons fait appel au marché financier. Au lieu de 300 milliards comme sollicité le tour de table a abouti à 500 milliards».

Le gouvernement qui est en programme avec le Fonds monétaire international (FMI), a limité son besoin à 300 milliards de Francs CFA, ce en mesurant sa capacité à rembourser ce prêt. Cette somme devra permettre au gouvernement d’amorcer le paiement de la dette commerciale privée qui, d’après le président du club de Brazzaville, s’élève « à plus de 1800 milliards de francs CFA». Pour donner plus de transparence et de crédibilité à l’opération, ledit président  dit avoir élargi l’initiative aux banques et financiers de la sous-région d’Afrique centrale pour éviter toutes les formes de pression et de transgression des règles du jeu.

Les critères d’éligibilité et les potentiels bénéficiaires des 300 milliards

En sa qualité de chef d’entreprise, Paul OBAMBI a précisé que : «Les trois cent milliards sont levés pour la dette commerciale privée. Les créanciers c’est nous tous, mais c’est aussi les banques qui avaient des crédits que nous n’avons pas pu rembourser parce que nous-mêmes étions en difficulté. La première démarche technique consistait à nettoyer les bilans des banques parce quand les banques ont des bilans nettoyés elles sont en capacité de nous aider encore dans les meilleures conditions ».

Les membres de la délégation du collectif des syndicats patronaux lors des échanges .

Le président du Club s’est félicité des résultats obtenus grâce à cette manœuvre conçue il y a quelques années et engagée en moins de deux mois. La dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises étant celle évoquée plus haut, le Club n’a obtenu du gouvernement que 300 milliards pour l’ensemble des entreprises ayant un attachement avec l’Etat.

Sur les critères, Paul OBAMBI a précisé que : « La somme est destinée aux entreprises ayant des attachements avec l’Etat, ceux qui ont travaillé avec l’Etat ; aux entreprises qui vont nous assurer la relance économique, c’est-à-dire la relance de vos propre entreprises. Cette fois ci nous allons nous intéresser à la relance de vos entreprises et pour la circonstance les outils ont été mis en place et vous allez signer que vous allez relancer votre propre  entreprise en menant telle ou telle autre activité».

Mettant en garde ceux qui perçoivent les fonds de manière frauduleuse, le Président du Club indiqué que : « Quand vous passerez au niveau de la Caisse congolaise d’amortissement(CCA) cette fois vous n’aurez pas seulement à signer un engagement que vous êtes payé, mais vous allez écrire et signer sur l’honneur que vous n’avez pas encore été payé des sommes qu’on va vous payer, parce qu’il y a ceux qui passent à la caisse plusieurs fois,  c’est connu et ils sont même connus » avant de s’interroger « Quel est ce fichier qu’on nettoie  tous les jours et se reconstitue ? » puis d’émettre un vœu « La transparence étant de rigueur, nous souhaitons que ceux-là  s’abstiennent , qu’ils ne viennent pas, qu’ils laissent le train passer cette fois ci pour les autres ».

A ces deux critères d’éligibilité se greffe le critère de l’audit des entreprises  définit par le gouvernement, qui a jugé bon d’auditer les entreprises avec lesquelles il a un attachement. « L’audit est le critère du gouvernement ce n’est pas le nôtre. Comme le gouvernement est en programme avec le FMI il a souhaité que  l’opération passe par ceux qui ont été audités. La responsabilité reste celle du gouvernement parce que c’est lui qui nous désigne ceux avec qui il est en attachement et nous choisissons ceux qui remplissent les critères d’éligibilité», a expliqué Paul OBAMBI.

Au sortir de l’échange, El Hadj Djibril Abdolaye BOPAKA s’est dit suffisamment édifié sur les missions, les engagements et les critères d’éligibilité au Club. Il a annoncé la prochaine étape de sa mission, celle d’aller à la rencontre de la partie gouvernementale à travers  la Caisse congolaise d’amortissement(CCA) pour savoir plus sur la question des audits.

A noter que cette opération tient compte toutes les entreprises de tailles confondues. Elle inclue les entreprises congolaises ayant des actionnaires congolais, mais aussi celles ayant des actionnaires étrangers , étant toutes des entreprises de droit congolais.

Photo : Les membres de la délégation du collectif des syndicats patronaux autour des deux présidents lors de la photo de famille.

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