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CONGO/CINÉMA: « IN EXTREMIS » UN COURT MÉTRAGE PLEIN DE SUSPENS

« IN EXTREMIS » est un court métrage de 23 minutes produit par l’auteur et scénariste Malolo MATOUALA. Sorti en salle le 7 mars 2020 à Pointe-Noire au Congo Brazzaville, le film du jeune congolais traite de l’histoire du jeune Sam qui veut se suicider pour abréger ses souffrances après avoir surpris son chef  Roger et sa fiancée Denise en flagrant délit d’adultère dans son lit conjugal. Le film tourné dans la ville océane présente dès son entame l’acteur principal en pleure prêt à se suicider avec une arme pointée sur sa tempe. Un drame évité de justesse grâce à un appel venu de nulle part qui va bouleverser son projet suicidaire. Cette conversation l’amènera à échanger avec Hope, la fiancée de son Chef, qui pense se plaindre auprès de son amant pour l’impardonnable acte qu’il venait de poser avec la fiancée de son employé. Un coup de file au terme duquel Sam  finit par comprendre que se donner la mort pour avoir été cocufié dans sa propre maison était une décision lâche et irrationnelle, mais que la meilleure option pour lui est de se relever, oublier ce projet macabre et refaire sa vie.

La rédaction de Groupe Congo Médias vous présente le contenu de l’entretien qu’elle a eu, le dimanche 13 décembre 2020  à Brazzaville, avec l’auteur de ce court métrage qui totalise à ce jour onze(11) sélections dans les festivals.

Groupe Congo Médias : C’est quoi In extremis ?

Malolo MATOUALA : In extremis est mon premier bébé cinématographique. C’est mon premier projet non pas que j’ai écrit mais que j’ai réussi à faire réaliser. C’est un court métrage de 23 minutes plein de suspens qui parle de pas mal de choses.

GCM: Pourquoi avez-vous choisi de présenter l’intrigue de cette manière ?

M.M : J’ai toujours rêvé de faire ce genre de film où tout ne semble pas toujours normal, je voulais écrire une histoire où le danger serait évité à la dernière minute. Comme vous le voyez, l’homme rentre de la mission et il est heureux d’aller retrouver sa fiancée qu’il devrait demander sans doute en mariage et face à cette situation embarrassante la seule solution qui se présente à Sam c’est d’en finir avec sa vie. Mais même sous l’effet de la colère quand on prévoit ce genre de projet négatif on ne prévoit pas tout du coup. Il ne pense pas  prendre la précaution d’éteindre son téléphone et il y a donc un appel qui arrive in extremis qui va lui faire réfléchir. C’est un genre d’intrigue que je voulais écrire et qui me plaît bien.

GCM : Le court métrage nous présente une situation où le déclic qui fait revenir Sam à la raison  vient d’un appel pas comme les autres. Il est contacté par Hope, la fiancée de son chef qui l’a fait cocu. Comment avez su ajuster ces moments pour que les deux victimes rentrent en contact de manière inattendue?

M.M: Ce qu’il faut savoir c’est que le monsieur qui est pris en flagrant délit avec la femme d’autrui est le patron et Sam qui arrive est son employé. Dans de nombreuses entreprises il y a un système de flotte, tous les numéros se ressemblent et c’est souvent le dernier chiffre qui change. Et quand il y a de flotte il n’est pas exclu que parfois en voulant composer un certain numéro on se trompe du dernier chiffre et cela fait qu’on tombe toujours sur un numéro de ladite entreprise par rapport à la flotte, mais le dernier chiffre qu’on a faussé conduit à une personne différente à celle qu’on voulait appeler. C’est vrai qu’il y a très peu de chance que cela arrive dans la vie, mais cela reste une fiction et j’ai voulu que cela se passe ainsi pour que ça parle encore différemment.

La capture de l’acteur principal prêt à se donner la mort

GCM: La critique des mauvais comportements de certains responsables qui usent de leur position pour mettre leurs subalternes dans des situations embarrassantes fait partie  objectifs poursuivis dans ce film?

M.M : On a touché un peu ce point sans trop s’attarder parce que ce n’était pas l’objectif de la fiction. On a abordé cet aspect pour la simple raison qu’il y a des personnes qui utilisent leur pouvoir pour aller au-delà de ce qui leur ait permis. Quand on voit la dame qui joue le rôle de Hope se plaindre à Sam en pensant parler justement à ce directeur on comprend tout de suite que cet homme a l’habitude de poser ce genre d’actes ; il tombe sur une jeune femme à qui il fait des promesses et une fois qu’il trouve mieux ailleurs il abandonne celle-là pour se jeter vers sa nouvelle conquête. C’est une mauvaise habitude que subissent les faibles.

 Je souligne en passant que le suicide reste un problème social très grave. Le but était aussi d’essayer d’encourager les gens à se dire  même si la situation est vraiment compliquée nous ne devons pas considérer le suicide comme étant une solution parce qu’on ne sera même plus là pour voir les conséquences. Ressaisissons-nous, essayons de faire autre chose, mais le suicide n’est pas une solution.

GCM: En suivant le film on a comme l’impression que les 23 minutes qu’il dure ne tournent qu’autour de l’intrigue. Ce qui laisse le spectateur sur sa soif de voir la suite de l’histoire.  A quand la suite du film In-Extremis ?

M.M: Honnêtement je n’ai pas prévu de suite pour In extremis parce que selon l’inspiration que j’avais eue lors de l’écriture du scénario je me disais que le film devrait s’arrêter là. Peut-être que demain je pourrais  avoir d’autres inspirations mais pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour.

GCM : Avez-vous d’autres projets pour l’avenir ?

M.M : oui, il y a d’autres projets. In-extremis n’était pas mon premier scénario écrit. Vous savez l’un des problèmes qu’on a ici au Congo c’est qu’on n’a pas forcement des maisons de production vers lesquelles on peut se tourner et que les gens disent d’accord on t’accompagner. Je me suis dit qu’il fallait que je prenne en charge moi-même avec tout ce que cela implique: signer des contrats à chaque comédien et  payer chacun d’eux de ma poche parce que je n’avais pas d’appui. J’ai préféré prendre In-extremis parce que c’était un court métrage. J’ai donc commencé par quelque chose de tout petit. C’était pour moi une manière de voir ce que valent  mes écrits. Les projets y en a que ce soit en terme de série ou de long métrage, mais il faut prendre le temps nécessaire quand on voit d’où on vient pour produire ce petit film on  comprend  que ça sera plus difficile pour produire quelque chose de plus grand. Je suis en phase de préparation et quand je me sentirai prêt au sujet des partenaires on va se lancer.

Photo : L’auteur du court métrage après l’entretien

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