Société

CONGO-BZV / FETE INTERNATIONALE DU TRAVAIL: LE GOUVERNEMENT APPUIE SUR LA PEDALE DU DIALOGUE SOCIAL

Dans une déclaration rendue publique la veille de la célébration de la fête des travailleurs , le gouvernement par la voix du ministre d’état ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Firmin AYESSA  a entre autres points mis l’accent sur la nécessité d’intensifier le dialogue social, à coté de la sécurité au travail. Si, note le  message, « le dialogue social s’est nourri ces derniers temps, de nombreuses actions positives et concrètes » la  sécurité et la santé au travail s’invite aussi dans les priorités  du gouvernement. Selon l’Organisation Internationale du Travail, de nombreuses personnes à travers le monde meurent chaque jour des suites d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, soit un total de 2,78 millions de décès par an.

Plusieurs paragraphes dans le texte évoquent le dialogue social, preuve de ce que, pour les autorités de la république du Congo, celui-ci occupe une place de choix : « L’approfondissement du dialogue social s’avère plus que jamais nécessaire aux fins de donner des réponses idoines aux préoccupations légitimes des travailleurs. Aussi, le gouvernement voudrait-il, une fois de plus, inviter tous les partenaires sociaux, où qu’ils se trouvent, à privilégier le dialogue et la concertation, comme levier essentiel de prévention et de résolution de tous conflits sociaux ».

Aussi la déclarationmartèle-t-elle sur les bénéfices du dialogue social : «  C’est au prix du dialogue responsable et constructif que nous allons promouvoir le travail durable et décent qui soit pour chacune et pour tous source de progrès et ferment d’unité , c’est au prix du dialogue responsable et constructif qu’ensemble, par notre commun labeur, nous allons bâtir, pour aujourd’hui et pour demain, une société plus juste, plus solidaire, une société de dignité partagée où chacune et chacun ait la capacité et les nécessaires ressorts pour changer individuellement son destin, et collectivement celui de la nation ». La preuve  de l’attachement  au dialogue social  citée par le message du gouvernement est  la tenue en décembre 2021 de la session du Comité National du Dialogue Social placée sous la Haute autorité du Premier Ministre Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO, et qui avait débouché sur       « de pertinentes recommandations ». Un hommage a été rendu aux  organisations syndicales des travailleurs pour leur implication aussi bien lors des travaux du Comité National du Dialogue Social

La sécurité et la santé au travail,  un autre cheval de bataille

Celle-ci a fait l’objet d’une     Revue organisée  10 au 12 février 2022, à Kintélé (commune proche de Brazzaville à la sortie nord). La  Journée Mondiale de la Sécurité et de la santé au Travail a été célébrée  le 28 avril  dernier. Les autorités ont de fait, au regard de la  quasi concomitance de la commémoration de cette journée  et de celle de la fête du travail, décidé de coupler  ces deux  célébrations «  afin que le premier, qui est consubstantiel au second, ne passe par pertes et profits ».

Selon l’Organisation Internationale du Travail, de nombreuses personnes à travers le monde meurent chaque jour des suites d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, soit un total de 2,78 millions de décès par an. En outre, elle indique qu’il y a chaque année quelques 374 millions d’accidents du travail non mortels, qui entraînent une absence du travail.  Les défis qu’imposent ces statistiques aux Etats sont immenses : « … le Congo s’est engagé dans un processus de ratification d’une trentaine de nouveaux instruments de l’Organisation Internationale du Travail, au nombre desquels : la convention n°155 sur la sécurité et la santé au travail (1981) ; la convention n°167 sur la sécurité et la santé dans la construction (1988) ; la convention n°184 sur la sécurité et la santé dans l’agriculture (2001) ; la convention n° 161 sur les services de santé au travail (1985). Dans cette même veine, notre pays va se doter bientôt, grâce à l’appui du Bureau Pays de l’OIT pour la sous-région, d’une politique nationale en matière de sécurité et de santé au travail ».

Par ailleurs, la déclaration met en exergue plusieurs autres défis auxquels le monde du travail  fait face  Il s’agit  des défis  du chômage  de l’emploi et du travail décent,  de la protection sociale pour tous ,  de la pauvreté et des exclusions sociales. Des annonces aussi des projets en cours comme  la révision du code du travail, l’actualisation du programme pays pour le travail décent, l’élaboration et la mise en œuvre du plan d’action de lutte contre le travail des enfants,  la mise en place de la Caisse d’Assurance Maladie Universelle (CAMU).

En rappel , la fête des travailleurs commémore l’action,  le 1er mai 1886, des grévistes de l’usine « International Harvester » de Chicago aux Etats-Unis d’Amérique, qui  revendiquait la journée de travail de 8 heures et la prise en compte de la dignité humaine à travers la promotion et le respect des droits fondamentaux au travail, l’amélioration des conditions de travail et la garantie d’une sécurité économique et sociale.  Ces préoccupations et ces principes sont à l’origine de la création en 1919 de l’Organisation Internationale du travail (OIT).

Photo : Le ministre d’Etat en charge du travail, Firmin AYESSA rendant la déclaration ( Crédit Blanchard BOTE/ACI)

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