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Société

CONGO-BZV : DIFFICILE CONCILLIATION ENTRE ENGAGEMENTS ENVIRONNEMENTAUX ET EXPLOITATION DES HYDROCARBURES DANS UNE ZONE DE TOURBIERES

A  l’écoute de Jean Marc THYSTERE TCHIKAYA, ministre des hydrocarbures qui s’exprimait devant les Sénateurs le jeudi 23 juillet 2020 lors de la séance des questions orales au gouvernement avec débat, la balance  semble pencher plus vers une exploitation du pétrole qui se trouve séquestré dans les profondeurs du sous sol du département de la Cuvette (au nord du pays), dans une zone à écosystème particulier , marquée par la présence de tourbières.  Même si le ministre s’est dit conscient des impacts environnementaux qu’engendrerait une activité industrielle dans la zone, il ne s’est pas non plus empêché de marteler que « le développement économique de notre pays passe entre autres par la valorisation de ses ressources naturelles ».

S’exprimant sur le dossier, Jean Marc THYSTERE TCHIKAYA, a étalé ses arguments qui alternaient conscience des défis environnementaux et production économique : « Nous avons bien conscience que  l’écosystème du bassin de la Cuvette doit être protégé. Il s’agit ici d’un engagement environnemental fort porté au plus hait niveau par Denis SASSOU NGUESSO, Président de la république  », «  …au regard des impacts  environnementaux liés aux activités industrielles, une attention particulière doit être observée par toutes les parties prenantes ». Assurément, sur la liste des parties prenantes auxquels fait allusion le ministre,  figurent les partenaires  techniques qui seraient chargés  du  développement des activités industrielles d’exploitation.

Mais pour le ministre, il est important d’ « évaluer et quantifier nos ressources, parce que ces ressources pourraient constituer la contrepartie nécessaire au financement de la protection de cet environnement ». Par ailleurs, a poursuivi le ministre des hydrocarbures, une première étude d’impact environnemental et social a été réalisée et un certificat de conformité a été attribué après validation de cette étude. Toutefois, d’autres études d’impact environnemental et social seront réalisées,  en rapport avec les travaux futurs, sur la base des différentes conventions signées et ratifiées par la République du  Congo.

Un dossier sur l’amélioration des prestations de Télé Congo, la chaine nationale

Thierry MOUNGALLA, ministre de la communication et des médias a été interrogé par le Sénateur Ludovic MIYOUNA sur l’existence ou non d’un plan de financement de la restructuration global de Télé Congo et de sa grille de programmes, à l’effet de rendre ce media d’Etat plus attractif. Le patron de la communication a évoqué « l’absence des ressources financières qui permettraient de dérouler un programme de financement effectif de nos projets et de régler les  questions liées à cette grille de programme». Télé Congo  ne dispose pas «  de crédit ouvert pour le fonctionnement et l’investissement ».

La redevance audiovisuelle (RAV) évoquée comme piste de financement

Dans le pays, une redevance audiovisuelle est collectée auprès des abonnés de la société en charge de la fourniture de l’électricité (Energie Electrique du Congo). Plusieurs centaines de millions de francs CFA  sont collectés par année a-t-on appris. C’est un défi à relever, a dit Thierry MOUNGALLA : «  La difficulté que  nous rencontrons aujourd’hui est le non  reversement au secteur de l’audiovisuel public de la fameuse redevance audiovisuelle qui est collectée (…) cette redevance qui est instituée par un décret  conjoint des ministres des finances et de la communication  de l’époque courant  2003, génère chaque année plusieurs  millions de  francs CFA à ce jour , et malgré nos efforts nous n’avons pas été en mesure de recevoir ces sommes ». Toutefois, a annoncé le ministre, « un comptable  devrait être nommé incessamment par le ministère des finances  pour nous permettre de recouvrer cette redevance ».

Des questions sur le covid 19 à la ministre de la santé

Jacqueline Lydia MIKOLO, ministre de la santé, sur la situation exacte dans chaque segment dans la lutte contre le covid 19 a indiqué que le Plan de riposte qui venait d’être révisé était estimé au départ à 22 milliards de francs CFA. Dans le cadre de ce plan, les travaux de réhabilitation des centres de prise en charge sont réalisés à 95%. 300 lits ont déjà été équipés dans les huit sites de prise en charge des villes de Pointe noire (la deuxième du pays et deuxième foyer du covid 19) et de Brazzaville, la capitale. 700 autres lits vont être reçus dans les prochains jours. Par ailleurs, le gouvernement a acquis 30 respirateurs. Au sujet des médicaments, la ministre de la santé a expliqué : « S’agissant des médicaments de prise en charge, nous sommes heureux d’annoncer que depuis le début de la riposte face à la covid 19, le molécules du protocole thérapeutique convenu de commun accord avec  tous les sachants  dans ce domaine sont disponibles,  et n’ont pas connu de rupture. Nous disposons à ce jour d’un stock de médicament pour environ trente  mille patients ». Toutefois, une difficulté annoncée par la ministre de la santé dans la pris en charge, il s’agit de  « l’imprévisibilité  des coïnfections  des patients covid 19 qui pose problème, et là nous devons trouver des médicaments de  comorbidité au cas par cas ».

D’autres affaires

Les membres du gouvernement ont été interrogés sur plusieurs autres affaires. A propos de l’Université Denis SASSOU NGUESSO construite à Kintélé (une commune à la sortie nord de Brazzaville). Le ministre de l’enseignement supérieur, Bruno Jean Richard ITOUA   a annoncé qu’il sera un établissement d’excellence dont l’accès se fera par voie de concours. Cette université devrait ouvrir en  en cette année académique 2020-2021.

Pour sa part, la ministre des affaires sociales, Antoinette DINGA NDZONDO, interrogée sur la loi datant de 1992 et qui porte sur la protection des personnes vivant avec handicap, elle a reconnu que celle-ci mérite bien d’être révisée.

Au total, huit ministres étaient appelés à répondre aux questions des Sénateurs, sous la conduite du Premier ministre Clément MOUAMBA. Un absent, le ministre des affaires étrangères.

Photo : La zone des tourbières (Droits réservés)

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