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CONGO / BEPC 2019 : LA VIDEO SURVEILLANCE S’INVITE DANS LES SALLES D’EXAMEN

 Mettre un terme aux pratiques illicites tendant à saper les efforts consentis par le gouvernement dans l’amélioration du système éducatif congolais  en vue de rechercher l’excellence des apprenants, tel est l’objectif visé par l’installation cette année des caméras de surveillance dans les salles d’examen où se déroulent depuis le mardi 02 juillet les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session de juillet 2019. Une phase test de la vidéo surveillance qui permettra de démasquer les candidats fraudeurs ainsi que les surveillants complices de ces actes inciviques en milieu scolaire.

Lancées officiellement le mardi 02 juillet 2019 à Brazzaville par Anatole Collinet MAKOSSO, Ministre de l’enseignement primaire secondaire et de l’alphabétisation, les épreuves écrites du BEPC session de juillet 2019 se déroulent sous une haute surveillance. Les surveillants qui naguère avaient le monopole du contrôle des salles d’examen sont aujourd’hui sur surveillés grâce à la mise en place du dispositif de la vidéo surveillance dans les salles d’examen.

Accusés parfois d’être de mèche avec les candidats fraudeurs, les surveillants se voient aujourd’hui obligés d’adopter un comportement exemplaire pour éviter de subir la rigueur de la loi en la matière. « Les surveillants savent déjà qu’ils sont sur surveillés. Ils sont surveillés par le dispositif de vidéo surveillance mis en place. Ils savent déjà à quoi s’en tenir et feront preuve de plus de prudence », a indiqué Anatole Collinet MAKOSSO à sa sortie d’une cabine de surveillance.

Ces cabines de surveillance donnent vue globale des différentes salles de chaque centre d’examen et permettent  d’avoir une idée sur ce qui s’y passe en temps réel. Aussi, permettent-elles de rapprocher les images et voir exactement ce qui s’y fait d’un point à l’autre de la salle.

C’est dans le but de réussir l’organisation de cet examen que le ministère en charge de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a choisi d’équiper les salles d’examen en cameras pour s’assurer du bon déroulement des épreuves et décourager les fraudeurs. Pour cette phase test, 2/3 des centres d’examen ont été équipés en caméras. Le succès de travailler dans un environnement où le dispositif sécuritaire rassure n’étant pas comparable à celui de la cité ou d’un quartier populaire,  la priorité a été accordée aux dans lesquels les flux sont souvent difficiles à contrôler.

Le ministre Anatole Collinet MAKOSSO a précisé que cette phase était une occasion de tester cet  important dispositif qui mérite d’être vulgarisé et pérennisé : « La vidéo surveillance a été pour nous une première expérience. On a couvert pratiquement les 2/3 des centres et nous pensons que c’est déjà suffisant ». Un message adressé aux élèves ainsi qu’à tous ceux qui interviennent dans la supervision de cet examen, qui n’ont aucune précision sur les salles dans lesquelles les caméras sont installées.

L’usage de la vidéo surveillance pendant les examens d’Etat que le ministre a souhaité  pérenniser  sera à n’en point douter un atout majeur dans la recherche de la qualité et de  l’excellence chez les apprenants. Une initiative qui contribuera à l’atteinte des objectifs de la stratégie sectorielle de l’éducation (SSE) 2015-2025, qui vise entre autres l’amélioration des rendements scolaires et le renforcement de l’efficacité de certains systèmes de gestion, l’amélioration des performances du système éducatif.

Au sujet, des problèmes d’égarement des candidats souvent constatés le premier jour de l’examen, le ministre a rassuré que les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes n’ont pas d’inquiétudes à se faire à ce sujet ; les différents chefs de centre sont instruits pour mieux gérer ce genre de cas. Aussi, a-t-il martelé qu’après le démarrage des épreuves aucun candidat ne peut quitter un centre d’examen pour un autre, égaré soit-il.

 « A chaque session, nous avons souvent des problèmes comme ça surtout le premier jour où les enfants confondent leurs centres d’examen ou sont égarés. (…) nous les récupérons  et nous leur donnons la possibilité de passer leur examen dans les conditions idoines, ce avec les autres partout où ils peuvent se retrouver ».

Il est à noter que les différents candidats égarés ayant composé dans ces centres de circonstance sont tenus de passer toutes les épreuves dans ces centres.

Le lancement officiel de cet examen qui a débuté par l’épreuve de mathématiques s’est fait  au centre de l’Ecole militaire préparatoire Général Leclerc, en présence d’une forte délégation composée des représentants de plusieurs institutions de la République.

Photo1 : Délégation du ministre visualisant les salles d’examen depuis la cabine de la vidéo surveillance (Crédit Groupe Congo Médias)

Photo2 : Une vue des élèves après le lancement (Crédit Groupe Congo Médias)

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