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CONGO : UN ATELIER DU RESEAU ACERA A BRAZZAVILLE POUR PROMOUVOIR L’USAGE DES ENERGIES RENOUVELABLES.

Un atelier de formation axé sur la corrélation entre les énergies renouvelables et le développement économique  a réuni à la Cité des Sciences de Brazzaville du 22 au 25 octobre 2019,  des étudiants, des enseignants-chercheurs  ainsi que des acteurs du monde socio économique venus des pays membres de l’ACERA,  un réseau africain sur les énergies renouvelables constitué de trois universités d’Afrique (dont l’Université Marien NGOUABI du Congo) et  de l’université de Leeds en Angleterre. Les différentes présentations faites en langue anglaise, la langue de travail du   réseau,  l’ont  été sous  la coordination du Professeur Bernard MPASSI MABIALA de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Marien NGOUABI, en sa qualité de Coordonnateur local de l’ACERA, et Président du Comité d’organisation de l’atelier.

L’objectif visé par cet atelier était de participer à la  promotion de la formation sur les énergies renouvelables en Afrique. Mais pas que. Il a aussi placé  les étudiants au centre de ses préoccupations, comme l’a rappelé le Professeur  Bernard MPASSI MABIALA : « …cet atelier est le renforcement des capacités de nos étudiants de master par rapport à la thématique. Vous savez que le domaine des énergies renouvelables aujourd’hui est générateur de beaucoup d’emplois. Nous avons donc organisé cet atelier non pas seulement pour former, mais aussi pour sensibiliser  pour que les gens sachent qu’il y a un lien avec l’économie ».

 La biomasse, une niche d’énergies renouvelables 

Plusieurs  présentations ont montré  les multiples avantages que présente la biomasse dans la production des énergies renouvelables. Qu’elle soit végétale ou animale (les excréments d’animaux). Parmi les présentations, celle d’une étudiante- chercheuse  congolaise qui travaille sur un dispositif fait de parabolique captant  l’énergie solaire, qui est ensuite  convergée vers un contenant de la biomasse pour produire du charbon.

De la théorie à la réalité de terrain,  les participants ont eu en marge de  l’atelier à réaliser une descente dans une ferme située dans la périphérie sud de Brazzaville, ou est produite de la biomasse. Mais, regrette le Professeur  Bernard MPASSI MABIALA  « nous constatons qu’il y a beaucoup de pertes agricoles, parce qu’à partir de la biomasse animale on peut produire de l’énergie, de l’électricité, de l’engrais, bref c’est un système autonome de fourniture d’énergie (…) ces pertes là on peut les recycler dans le circuit pour générer d’autres sources d’énergie ». Il est à noter qu’entre autres possibilités citées par le Coordonnateur local de l’ACERA, il y a la production du biogaz  pour la cuisine à partir des urines d’animaux, ou encore du charbon très énergétique à partir des excréments d’animaux.

En Afrique de l’est, des pays  comme la Tanzanie et l’Ouganda sont déjà engagés dans la dynamique du recyclage, a-t-on appris. Au Congo, l’antenne  locale  de l’ACERA voit en la sensibilisation, qui se fait à travers  cet atelier de Brazzaville, une étape décisive : « …chez nos partenaires en Tanzanie et  en l’Ouganda cela s’impose graduellement. Il y a même des entrepreneurs qui font du business sur ça ! Voila pourquoi nous avons commencé par l’atelier. Sensibiliser, former  et après on donnera la main aux utilisateurs et à ceux qui veulent créer des entreprises ».

 Quelques repères sur  l’ACERA….

Cet atelier a été organisé dans le cadre des activités  de l’ACERA, African Clean Energy Research Alliance, un réseau sur les Energies renouvelables, qui regroupe quatre universités. Trois africaines : l’université Marien Ngouabi du Congo, l’université de Makerere  de Kampala en Ouganda, le Dar Es Salaam Institut of Technology de Tanzanie  et une université européenne, en l’occurrence  l’université de Leeds au Royaume-Uni.  Il est à signaler  qu’un projet de ce  réseau  a déjà bénéficié d’un  financement de  la Royal Society de la Grande Bretagne. La langue de travail du réseau est l’anglais en raison du fait les universités membres anglophones sont majoritaires. Ce qui aide ou oblige les Congolais qui y sont liés à parler et écrire l’anglais. Pas mal !

Audio : Interview du Professeur  Bernard MPASSI MABIALA 

Photo 1 : Une vue des participants  lors de l’atelier

Photo 2 : le Professeur  Bernard MPASSI MABIALA  au premier plan

Crédit Groupe Congo Médias

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