COMPARUTION DE SEPT PRESUMES TRAFIQUANTS FAUNIQUES A POINTE NOIRE ET DJAMBALA

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Le 24 juillet 2019 auront lieu, les audiences portant sur la criminalité faunique à la Cour d’Appel de Pointe Noire et au Tribunal de Grande Instance de Djambala.

A Pointe Noire, il sera question de l’affaire de deux présumés trafiquants fauniques, l’un  bijoutier et l’autre vendeur d’objets d’arts, arrêtés en flagrant délit de détention d’une centaine d’objets sculptés en ivoire et de cinquante morceaux bruts des pointes d’ivoire. L’arrestation de ces deux individus dont l’un congolais et l’autre Angolais, avait eu lieu le 16 octobre 2016 à Pointe Noire. Le verdict de cette affaire sera connu à l’issue de cette audience du 24 juillet 2019 à la Cour d’Appel de Pointe Noire.

A Djambala dans le Département des Plateaux, l’affaire concerne cinq présumés trafiquants fauniques tous de nationalité congolaise, arrêtés les 21 et 23 juin 2019 dans cette localité. Deux de ces cinq individus avaient été arrêtés en flagrant délit de détention, circulation illégales et tentative de commercialisation de quatre pointes d’ivoire représentant deux éléphants tués. L’un d’entre eux est un récidiviste et avait été déjà interpellé le 19 octobre 2017 à Zanaga dans le Département de la Lékoumou, pour les mêmes faits. Ici, il est aussi poursuivi pour abattage d’une espèce intégralement protégée avec une arme de guerre.

Les trois autres présumés trafiquants des produits de faune avaient été arrêtés en flagrant délit de détention,  circulation illégales et tentative de commercialisation d’une peau de panthère, le surlendemain de la première interpellation, dans cette même ville de Djambala. Les verdicts portant sur ces deux affaires seront connu sous peu. Ces présumés trafiquants des produits de faune risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Les arrestations de ces présumés trafiquants fauniques avaient été les œuvres des agents des Directions Départementales de l’Economie Forestière de Pointe Noire et des Plateaux, avec le concours des  éléments de la Gendarmerie Nationale et l’appui du PALF  (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).

En République du Congo,  l’éléphant et la panthère font partie des espèces animales  protégées, conformément à l’Arrêté n°6075/MDDEFE / CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées. En outre, l’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule :   «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ».

 




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