CLIMAT/ SOMMET  DE NEW YORK : LES PAYS DE LA CEEAC ADOPTENT UNE DECLARATION  COMMUNE

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Réunis à Brazzaville le samedi 07 septembre 2019 dans le cadre des préparatifs de la participation des Chef  d’Etats de la sous-région d’Afrique centrale au  Sommet de l’action sur le climat qui se tiendra à New York, les ministres des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont adopté le projet de déclaration sur la position commune. Une déclaration qui porte, entre autres,  sur l’engagement de l’Afrique centrale dans la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers ainsi que de la Biodiversité mais aussi sur ce que la sous-région attend de la communauté internationale.

La réunion extraordinaire des ministres de la CEEAC  placée sous le patronage de Clément MOUAMBA, Premier  ministre,  chef du gouvernement de la République du Congo a permis aux participants d’examiner l’avant-projet de déclaration sur la position commune en vue de son adoption. Cet avant-projet examiné et validé la veille par les experts climat  dont les conclusions ont fait l’objet d’un examen minutieux  par les ministres s’inscrivait dans le cadre de la recherche d’une position commune des chefs d’Etats de l’Afrique centrale sur les  9 coalitions du sommet de l’action sur le Climat de New York prévu le 23 septembre prochain, en marge de la 74ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Au terme des travaux organisés à huis clos au siège de la BDEAC les ministres et ambassadeurs représentants les Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Angola,  Burundi,  Cameroun,  Centrafrique,  Congo,  Gabon, Guinée Equatoriale, RDC, Rwanda et Tchad) ont adopté le projet de déclaration sur la position  commune. Un aboutissement  qui a réjoui Jean Claude GAKOSSO, Ministres des affaires étrangères, de la coopération et des congolais de l’étranger à l’idée de voir la sous-région aller , mieux préparée,  au sommet de New York. «  Notre choix d’aller unis  à New York  procède de notre engagement commun de créer des synergies dans l’action en ce qui concerne les questions environnementales.  L’Afrique a  été mieux comprise, lorsqu’elle parle d’une seule voix », a déclaré le Ministre.

Le projet de déclaration adopté dresse un  tableau saisissant de ce que ces pays membres  entendent  faire. Il s’agit notamment des actions en matière de transition énergétique et industrielle, des actions concernant les infrastructures, mais aussi des actions à entreprendre en faveur de la jeunesse.

La participation de la sous-région à ce sommet sur le climat, qui devient une urgence mondiale, sera donc déterminante pour l’Afrique centrale : « Le sommet de New York devrait constituer un tournant dans notre détermination à atteindre  les objectifs de l’accord de Paris », a poursuivi le ministre.

Sans surprise, la candidature de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a été acceptée et cette institution financière sous régionale va ainsi héberger les ressources mobilisées ou à mobiliser en faveur des pays membres de la CEEAC en matière climatique, notamment celles du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo comme l’a plaidé  Fortunato-OFA MBO NCHAM,  Président de la BDEAC.

De son côté, Marie Thérèse Chantal MFOULA, Secrétaire générale adjointe de la CEEAC  s’est appesantie sur l’urgence climatique et le rôle  majeur des forêts du Bassin du Congo dans la lutte  contre les changements climatiques. Abordant dans le même sens, Nanette LONGA MAKINDA, Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères de la République  gabonaise, pays  assurant la Présidence en exercice de la CEEAC, a souligné  la nécessité de prendre en  compte, à sa juste valeur, le potentiel des forets et des autres écosystèmes du Bassin du Congo. Apres avoir invité les pays membres à une véritable mobilisation autour de la contribution commune de la  sous-région pour le sommet qui pointe à l’horizon, elle exhorté les  Etats à renforcer les contributions déterminées au niveau national afin d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Dans allocution d’ouverture des travaux  Clément MOUAMBA, après avoir circonscrit le contexte  dans lequel se tenait cette réunion dont l’objectif était  de permettre à la sous-région de  parler d’une seule voix au sommet de new York,  a insisté sur l’importance de respecter les engagements de l’accord de Paris.

Audio : Interview de la Ministre Arlette SOUDAN NONAULT

Photo 1 : Vue  du présidium de la cérémonie de clôture (Crédit Groupe Congo Médias)

Photo 2 : Photo de famille après l’ouverture des travaux (Crédit Groupe Congo Médias)

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