Culture

CINEMA/ TAZAMA : LA CENTRAFRIQUE REMPORTE LE PRIX DU MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE

Des cinq films documentaires mis en compétition à la 5ème édition du festival Tazama tenu du 11 au 18 mai 2019 à Brazzaville, le jury a porté son choix sur le documentaire de la Centrafricaine Anne Bertille NDEYESSEIT VOPIANDE intitulé « I A WALI-Nous, les femmes», qui retrace le quotidien des femmes centrafricaines réunies autour d’une tantine dans ce pays où la paix est quasi inexistante. 

Durant ce festival, un jury de cinq membres a focalisé son attention sur l’examen des films documentaires en compétition pour identifier le meilleur parmi ces  films réalisés par des femmes africaines. Sous la présidence  Hassim Tall BOUKAMBOU, ce jury  a examiné les cinq films : LA CAJOLEUSE DES MOTEURS de Doria  LEMBE du Congo Brazzaville ; 2EME BUREAU de Herbaut BANDZOUZI du Congo Brazzaville ; MATOLO de Fifi Solange LUKUSA de la République Démocratique du Congo ; CHAMBRE N°1 de Leila N’DEYE THIAM de la République Centrafricaine et  I A WALI-NOUS, LES FEMMES de Anne Bertille NDEYESSEIT VOPIANDE de la République Centrafricaine.

Le verdict rendu par le jury dans la soirée du  samedi 18 mai,  jour de la clôture de cette 5ème édition a consacré la victoire de la République Centrafricaine avec le film « I A WALI-NOUS, LES FEMMES » de Anne Bertille NDEYESSEIT VOPIANDE. Un film qui peint les difficultés auxquelles les femmes de ce pays sont confrontées à travers lequel le jury a voulu  rendre hommage à la femme centrafricaine.

« Nous avons voulu rendre hommage à toutes ces femmes qui se battent dans les conditions difficiles dans un pays qui traverse actuellement une période difficile. On a également tenu à rendre hommage au travail de cette réalisatrice, qui malgré ces conditions difficiles a pu faire un travail  de première ébauche », a déclaré Hassim Tall BOUKAMBOU.

Au sujet des critères du choix du jury, il faut noter que ces documentaires mis en compétition, et qui ont fait l’objet des  projections tout au long de ce festival avaient tous une histoire et  une particularité.  C’était de  mettre en avant le combat des femmes. C’est ainsi que le choix du jury a porté sur le documentaire de la centrafricaine.

« Le documentaire que nous avons tenu à récompenser parlait de ces femmes qui se battent à travers une tantine pour réussir leur vie, pour accéder à une espèce de dignité qu’elles ont du mal à avoir dans un pays en guerre », a expliqué madame Marie Jeanne, membre du jury. Un combat de femmes que Prudence MAÏDOU, originaire de cette Centrafrique en guerre s’évertue à mener pour que la paix règne dans ce pays.

Aussi, la qualité du documentaire présenté par Fifi Solange LUKUSA de la République Démocratique du Congo et la pertinence du sujet abordé a impressionné ce  jury qui a accordé   le prix spécial du jury  à MATOLO. Un film documentaire relatant l’histoire d’un homme au nom de Hulk , autrefois adulé mais qui a pratiquement tout perdu  et se retrouve  dans une situation de précarité sans soutien dans les rues de Kinshasa abandonnant sa petite famille à sa triste sort.

Que dire sur l’organisation de la 5ème  édition ?

Le Festival Tazama qui est à sa cinquième édition fait des énormes progrès.  Avec Marie Philomène NGA comme  invitée d’honneur, cette édition marque « … une nette amélioration tant dans la qualité des films projetés que dans la qualité des invités qui arrivent au Congo. C’est donc une avancée significative en ce qui se fait sur  la culture  dans ce pays et dans le monde du cinéma africain, surtout  dans le monde du cinéma par les femmes », a indiqué Serge ABESSOLO. Aussi, a-t-il poursuivi « le festival se tenant au Congo il est important que les autorités accompagnent les réalisateurs congolais de manière à ce qu’ils aient plus de films en compétition pendant les éditions du festival, sinon on va se retrouver à un moment où on aura beaucoup d’invités venus d’ailleurs. Or,  on a aussi besoin de présenter les cinéastes congolais pour une bonne compétitivité ».

La participation peu encourageante des Congolais à cet évènement devrait faire l’objet d’une réflexion pour trouver des stratégies nécessaires pouvant intéresser le public Brazzavillois à répondre présent dans les salles pendant chaque édition  du festival.

Au sujet de l’avenir de Tazama, Claudia YOKA sa directrice s’est félicitée d’avoir atteint l’objectif en termes de projection et de rire puis a  souligné les  difficultés qu’elle rencontre dans l’organisation de cet événement. Des difficultés liées au manque d’accompagnement. « … on titube encore. Mais, on titube par manque de soutien. Quand un enfant apprend à marcher on lui tient la main(…). On a besoin des personnes de plus en plus engagés, de plus en plus sérieuses pour que  ce projet continue ».

La clôture de ce rendez-vous des amoureux du 7ème art a été marquée par la projection du film « Il a déjà tes yeux » dans lequel Marie Philomène NGA, invitée d’honneur de cette 5ème édition joue suivie d’un diner de charité organisé dans un hôtel de la place au profit de la lutte contre le cancer.

Photo1 : La Claudia Yoka remettant le Trophée à l’invitée d’honneur

Photo2 : Nastou, Fifi Solange et Ruby lors de la conférence de presse (Crédit groupe Congo Médias)

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