Coopération

CHINE-AFRIQUE : COOPERATION SINO-AFRICAINE ET SINO-CONGOLAISE EN MATIERE D’INVESTISSEMENT DU POINT DE VUE DU RAPPORT INTITULE INVESTISSEMENTS DE LA CHINE EN AFRIQUE

Cet article est une insertion de l’Ambassade de la République Populaire de Chine en République du Congo

Depuis la création du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC) en 2000, la coopération en matière  d’investissement sino-africaine a connu un développement rapide et est devenue une force motrice puissante pour la montée en gamme de la coopération pragmatique sino-africaine. Depuis l’apparition de la pandémie de la Covid-19, les investissements chinois en Afrique ont acquis une croissance à contre-courant. Face aux difficultés inédites, les entreprises chinoises en Afrique ont joué un rôle actif dans la lutte contre la Covid-19, la reprise des activités et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Récemment, le Conseil du commerce Chine-Afrique (CABC) a publié un rapport intitulé Investissements de la Chine en Afrique, qui démontrait de manière exhaustive le statu quo et les perspectives de la coopération en matière d’investissement entre les entreprises chinoises et les pays africains.

La coopération en matière d’investissement sino-africaine a obtenu des résultats remarquables avec des caractéristiques distinctives

Depuis la création du FOCAC, les investissements des entreprises chinoises en Afrique ont montré trois caractéristiques majeures.

Premièrement, les investissements de la Chine en Afrique sont stables et solides. Au cours des vingt dernières années, le taux annuel de croissance des flux d’investissements directs de la Chine en Afrique s’élève à plus de 25 %. Dans le contexte épidémique, les investissements chinois en Afrique ont augmenté contre la tendance, passant de 2,71 milliards de dollars américains en 2019 à 2,96 milliards de dollars américains en 2020. Grâce à une coopération industrielle tangible, les entreprises chinoises font avancer le processus d’industrialisation et créent un grand nombre d’emplois pour l’Afrique.

Deuxièmement, les avantages de la Chine etde l’Afrique sont hautement complémentaires. L’Afrique dispose des ressources naturelles riches, d’un dividende démographique énorme, d’une urbanisation accélérée et d’un secteur manufacturier en plein essor, tandis que la Chine possède des avantages en termes de capitaux, de technologies et d’expériences. La coopération sino-africaine a considérablement amélioré l’efficacité de l’allocation des ressources et a aidé les pays africains à transformer leur avantage des ressources en compétitivité du marché.

Troisièmement, la coopération entre la Chine et l’Afrique en matière d’investissement est mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. La Chine s’efforce de construire un nouveau modèle de développement dans lequel la circulation domestique est le pilier principal et la circulation domestique et internationale se renforcent mutuellement. Tout en réalisant leur propre développement, les entreprises chinoises ont apporté des contributions exceptionnelles à la prospérité économique et à la stabilité sociale des pays africains en effectuant activement des transferts technologiques, en renforçant les achats locaux et en embauchant des employés locaux.

Les perspectives de la coopération en matière d’investissement sino-africaine sont vastes et prometteuses

Actuellement, la coopération sino-africaine en matière d’investissement connaît deux changements phares encourageants :

Premièrement, un passage des Gouvernements aux entreprises en tant qu’acteurs principaux. Selon une étude, à la fin de l’année 2020, le stock des investissements directs à l’étranger (IDE) en Afrique des entreprises chinoises se chiffrait au moins à 56 milliards de dollars américains, dont celui des entreprises chinoises privées représentait environ 70%. Avec une présence de plus en plus forte en Afrique, les entreprises chinoises en général et surtout les entreprises privées sont devenues peu à peu acteurs majeurs dans la coopération Chine-Afrique en matière d’investissement de haute qualité.

Deuxièmement, un passage d’une croissance quantitative à une amélioration qualificative. Les entreprises chinoises s’avèrent actives non seulement dans les domaines  traditionnels tels que l’industrie manufacturière et l’infrastructure, mais aussi dans des secteurs émergents comme l’industrie manufacturière technologique de moyen et haut niveau, la santé et la médecine, l’économie numérique et l’industrie aéronautique. Cela contribue à l’industrialisation, à la modernisation et au développement de haute qualité en Afrique.

À la fin de cette année, la 8èmeConférence Ministérielle du FOCAC se tiendra à Dakar. Cette réunion donnera plus d’orientations sur la coopération pragmatique Chine-Afrique en matière de commerce, santé, réduction de la pauvreté, environnement, économie numérique, etc., et diversifiera davantage les domaines de la coopération Chine-Afrique en matière d’investissement avec une nouvelle impulsion plus forte.

La coopération sino-congolaise en matière d’investissement progresse régulièrement vers un avenir prometteur

Ces dernières années, avec la progression constante de la coopération sur l’initiative de « la Ceinture et la Route »et la mise en œuvre des « Huit initiatives » lancées lors du Sommet de Beijing du FOCAC, la Chine et le Congo ne cessent de renforcer l’interconnexion de leurs stratégies de développement. La coopération économique et commerciale bilatérale entre les deux pays a connu un progrès stable et constant. En dépit de l’amortissement de la relance économique mondiale, les entreprises chinoises continuent d’investir au Congo pour contribuer au développement socio-économique du pays et à l’amélioration des conditions de vie du peuple.

Au Congo, d’importants projets investis et construits par des entreprises chinoises dans le secteur énergétique et minier ont joué un rôle important dans le développement de l’économie nationale. La coopération financière est un domaine émergent pour les investisseurs chinois au Congo. Prenons pour exemple la Banque Sino-Congolaise pour l’Afrique (BSCA), pas mal de ses indicateurs qui se classent aux premiers rangs du secteur témoignent du bon fonctionnement de cette joint-venture entre la Chine et le Congo. L’investissement des entreprises chinoises dans l’industrie manufacturière commence à prendre tournure.Des projets tels que cimenterie, verrerie, etc., ont obtenu des résultats encourageants. Les entreprises chinoises du secteur privé ont également développé de manière progressive leurs investissements dans la filière forestière et halieutique du Congo. À l’heure actuelle, la Chine et le Congo renforcent la communication et la coordination sur la planification de la zone économique spéciale de Pointe-Noire afin de booster la mise en œuvre de la stratégie « Ensemble, poursuivons la marche » et celle de la diversification de l’économie du Congo. En novembre prochain, le Congo prendra part à la 4ème session de l’Exposition internationale d’importation de la Chine, une occasion pour le Congo de montrer au monde ses atouts d’investissement et d’attirer les investisseurs internationaux, en particulier les entreprises chinoises à venir investir au Congo.

Du point de vue global, bien que la pandémie de la Covid-19 fasse toujours rage dans le monde et que la reprise économique du Congo soit confrontée à de divers défis, son impact sur la coopération sino-congolaise est à court terme, et les difficultés qui en découlent ne sont que transitoires. Nous sommes convaincus que la promotion de la coopération gagnant-gagnant entre la Chine et le Congo ne sera jamais inversée. En juin dernier, le président chinois Xi JINPING a souligné, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue le président Denis SASSOU-N’GUESSO, que « la Chine encourage davantage d’entreprises chinoises compétentes à investir au Congo, afin de booster le processus d’industrialisation et de diversification économique du Congo et promouvoir son développement socio-économique national.» A la lumière de l’important consensus des deux chefs d’État, nos deux pays continueront à travailler main dans la main en surmontant les difficultés et les défis par l’innovation des concepts, l’optimisation des modèles et la montée en grade de la qualité pour offrir de nouvelles opportunités à la coopération pragmatique sino-congolaise.

Photo: Ouvriers Africain et chinois sur un chantier, symbole d’une coopération active ( Droits réservés)

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