Coopération

CEMAC : LE CONGO ET LE GABON EXAMINENT LE MEMORANDUM D’ENTENTE SUR L’INTERCONNEXION EN FIBRE OPTIQUE

Kintélé, la Banlieue Nord de Brazzaville abrite depuis ce mercredi 21 février 2018, le 1er Comité Mixte Paritaire relatif à l’interconnexion en fibre optique entre le Gabon et le Congo. Comité Mixte Paritaire, dont les travaux ouverts par Léon Juste IBOMBO, ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, s’assigne pour mission de statuer sur la mise en œuvre et le suivi du Mémorandum d’entente entre le Central African Backbone CAB3 pour le Congo et le Central African Backbone CAB4 pour le Gabon, signé le 6 février 2014 par le Ministre des Postes et Télécommunications du Congo et l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Gabon près de la République du Congo.

Ce 1er comité paritaire fait suite à la réunion de travail tenue le 19 janvier 2018, à Libreville par les projets CAB des deux pays. Dans cheminement harmonieux des faits et au moment de passer de la phase  de la construction à  celles l’exploitation et à la commercialisation, il était indispensable pour les coordinations des projets CAB du Congo et Gabon, de faire le point du mémorandum et de finaliser les textes administratifs, réglementaires et juridiques.

Ledit mémorandum d’entente, signé en 2014, fixe le cadre général de la compétition entre la République du Congo et la République gabonaise, en matière d’interconnexion des réseaux de transmission à fibre optique des projets CAB3 (Congo) et CAB4 (Gabon). A l’évidence, la coopération engagée au travers de ce mémorandum porte sur l’interconnexion physique logique des réseaux à fibre optique des deux pays, la coordination des circuits et de la bande passante, la mutualisation des ressources dans la mise en place des programmes de renforcement des capacités, ainsi que sur l’offre mutuelle des voies de restauration pour la sécurisation des communications des deux réseaux.

Sur cette base, les experts des deux Etats sauront faire œuvre utile dans la définition des conditions procédurales permettant une mise en œuvre efficace du droit d’exploitation. Il sera question pour eux, tel que l’a souligné Léon Juste IBOMBO, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, « de trouver les solutions d’opérabilités durables des deux réseaux à très haut débit CAB 4 coté Gabon et CAB 3 coté Congo. »

C’est en considération de la volonté affirmée par les chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEMAC de parfaire le processus d’intégration communautaire en vue d’aboutir à un développement harmonieux et intégré des économies de la sous-région que le projet CAB joue sa partition, pour arrimer la sous-région au développement de l’économie numérique.

Lancés dans tous les pays de la CEMAC, en vue de parfaire le processus d’intégration sous régionale, les CAB Congo et Gabon sont les premiers à avoir achevé la construction des bretelles nationales en fibre optique prévues et à s’être interconnectés. En ce sens que les deux Etats sont effectivement interconnectés physiquement depuis le 14 février 2018.

Sur deux jours les Administrateurs, Techniciens, Régulateurs, juristes, spécialistes des fonctions fiduciaires et exploitants des deux pays mettront leur savoir à contribution, afin que, l’a dit si bien Yvon Didier MIEHANKANDA, coordonnateur national du projet CAB-composante Congo,  « ces deux Morceaux d’Infrastructure interconnectés contribuent le plus rapidement et le plus efficacement possible à l’intégration régionale ainsi qu’au développement de l’économie numérique dans notre région et dans nos pays respectifs. »

Entre les sessions plénières et les réunions de travail des deux groupes, le groupe administratif, réglementaire et juridique d’une part et le groupe technique d’autre part, la tâche des participants à ce comité mixte paritaire, est de définir le cadre du fonctionnement de l’interconnexion et d’en faire non seulement l’exemple de ce que le CAB doit être, doit créer, doit contribuer à construire au niveau régional, dans tous les autres pays mais également de concrétiser et de matérialiser la vision des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEMAC, exprimée en 2007.

Dans cette perspective, au moment d’ouvrir lesdites assises, Léon Juste IBOMBO a précisé que « La construction de cette dorsale optique, longue de 521 km, entre Pointe Noire, la capitale économique du Congo et Mbinda, une communauté urbaine du département du Niari située vers la frontière du Gabon, qui sera reliée avec une autre dorsale également construite du côté du Gabon, entre Libreville et Lékoko, longue de 1075 km représente une opportunité sans pareil en termes de développement de l’économie numérique de notre sous-région. »

11 ans après, il est temps  que la vision formulée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEMAC, à Ndjamena au Tchad, de réduire la fracture numérique devienne réalité.

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