CEEAC : DOTER LA SOUS-REGION D’UN PLAN D’ACTION 2019-2020 POUR LA CULTURE

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La réunion des ministres de la culture de l’espace CEEAC consacrée à cet objectif, a été précédée d’un atelier technique des experts, ouverte le mardi 27 novembre 2018 à Brazzaville par Dieudonné MOYONGO, ministre congolais de la culture et des arts. Il s’agit là du premier Conseil des ministres de l’espace CEEAC qui se tient avec l’appui de l’Unesco et de l’organisation internationale de la Francophonie.

Un communiqué officiel note que dans les réalisations de  la CEEAC depuis sa création, « la culture, en dépit de son potentiel, sa diversité et son rôle, entre autres dans le développement des entreprises, la valorisation des savoir-faire traditionnels, la diversification de l’économie (…) a fait l’objet d’une faible attention ». Ainsi, le thème de la rencontre à savoir «  Développement et promotion de la culture en Afrique centrale » trouve de fait tout son sens. La réunion de Brazzaville est donc perçue par nombreux  comme  celle de la remise sur orbite de la culture en Afrique centrale par la CEEAC.

Le plan d’action  2019-2020 que la réunion de Brazzaville se propose d’élaborer  se base un document élaboré en 2013 et Salah KHALED, Directeur du Bureau Régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale  le connait bien : « … pendant deux jours vous allez scruter et analyser la Stratégie sous régionale de développement et de promotion de la Culture en Afrique Centrale, adoptée en 2013, mais qui malheureusement n’a pas été suffisamment vulgarisée et mise en œuvre. Ce document contient des éléments pertinents d’analyse et de réflexion et va servir de base de travail. Ainsi, l’élaboration du Plan d’action 2019-2020 représentera une occasion pour s’engager à actualiser la stratégie sous régionale ». 

Par ailleurs, Salah KHALED a proposé quelques pistes de travail. Il s’agit de l’intégration de la dimension de  production des données et statistiques  dans le domaine de la culture  car, dit-il , celles-ci manquent, rendant de facto  difficile la  quantification de  la contribution des industries culturelles et créatives au développement des pays de la région. Aussi s’est –il  interrogé sur « Quel apport aujourd’hui peuvent donner les nouvelles technologies, le monde digital, et l’intelligence artificielle, au secteur des industries culturelles et créatives, comme moteur d’accélération et épanouissement des industries créatives et de la culture plus en général »

Signons que cette réunion de Brazzaville connait la participation d’Andres Edu MBA MOKUY, Secrétaire général Adjoint de la CEEAC, ce qui témoigne, s’accordent à dire nombreux de l’importance que revêt la problématique du développement de la culture au  niveau de cette institution.

Photo 1: Une vue de la salle lors de la cérémonie d’ouverture ( Credit Groupe Congo Medias)

Photo 2: Le poduim de la reunion: Le minstre , les responsbles de l’Unesco, de la Ceeac et de l’OIF ( Photo Unesco Congo / Franck KAYA)




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