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AFRIQUE/TELECOMMUNICATIONS: LES EXPERTS  APPELES A RELEVER LE NIVEAU DES NOTIFICATIONS DANS LA ZONE FRANCOPHONE

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a invité les experts bénéficiaires de la formation sur la notification  des assignations de fréquences  et  l’utilisation du  logiciel SMS4DC sur la gestion du spectre de fréquences, tenue à Brazzaville du 30 septembre au 04 octobre 2019 à mettre en pratique, l’ensemble des connaissances acquises lors  du séminaire afin de mieux  notifier les fréquences de leurs pays respectifs.

Le souhait exprimé tant par les formateurs que les bénéficiaires de la formation devrait permettre aux pays de la l’Afrique francophone de relever le niveau des notifications des fréquences. Il s’agira aussi pour ces experts renforcés en capacité de ne ménager aucun effort pour contribuer  efficacement  dans  la gestion du spectre de fréquences dans ces pays. La formation reçue pendant cinq jours sur l’utilisation du logiciel SMS4DC sera d’une importance capitale dans l’exécution des missions des experts bénéficiaires dans leurs administrations respectives. « …nous osons croire que vous  êtes familiers aux différentes facilités offertes par ce logiciel qui vous ouvrira, sans nul doute, de nouvelles perspectives dans l’appréhension et la conduite quotidienne de vos taches relatives à la  gestion du spectre de fréquences », a indiqué Benjamin MOUANDZA, Directeur des ressources en fréquence, clôturant les travaux en lieu et place du Directeur général de l’ARPCE.

Dans cette même logique, Jean-Jacques MASSIMA-LANDJI, Représentant de l’UIT-Afrique Centrale a invité les experts à  tisser des réseaux de networking  pour s’entraider mutuellement et partager leurs expériences au bénéfice d’une gestion du spectre comprise, maitrisée et qui permet de susciter l’investissement. « Une fréquence n’a de valeur que si les opérateurs veulent l’acquérir : si vous mettez en vente une bande de spectre qui n’a aucune valeur et qui n’intéresse pas l’industrie personne ne viendra le chercher », a-t-il précisé.

Un séminaire d’importance capital

L’atelier qui a permis d’outiller plus d’une cinquantaine des experts venus des  pays de l’espace francophone de l’Afrique vise à promouvoir sur l’ensemble dudit continent l’accès universel et abordable au haut débit large bande en facilitant l’utilisation efficace du spectre de fréquences à travers l’harmonisation des cadres politiques, juridiques et règlementaires en matière de technologie  de l’information et de la communication.

Le séminaire bénéfique pour les experts a été marqué par deux formations : « … nous avons commencé par la notification des fréquences qui est l’exercice quotidien pour le régulateur. Il s’agit ici de protéger nos utilisations en fréquence. Il était ici question de rappeler les étapes importantes pour la notification des fréquences. Plusieurs pays africains sont restés marge de cette notification ce qui fait que peu de ces pays  apparaissent, avec des utilisations réelles sur le terrain, dans le registre international de fréquences. C’était un moyen de nous titiller  pour que nous, pays africains, puissions-nous réveiller et que nous arrivons à notifier nos fréquences comme d’autres pays européens », a détaillé Chynauldat BANGUE, Chef de bureau gestion des demandes des fréquences à l’ARPCE.  Au sujet de la seconde  formation axée sur l’utilisation du logiciel SMS4DC, l’experte  de la République du Congo présente à ces assises a poursuivi en soulignant les opportunités offertes par ce logiciel, qui accorde plus de marge de manœuvre pour une gestion efficiente et efficace du spectre de fréquences : « Le spectre de fréquence est une ressource rare et s’il n’est pas bien gérer on peut arriver à terme de son utilisation. Ce logiciel arrive à point nommé parce qu’il nous faut des outils adéquats pour une rationalisation de l’utilisation du spectre. Avec cet outil  nous pouvons faire des calculs pouvant nous permettre de réassigner le spectre : dans une ville comme Brazzaville, à 45km à la ronde,  nous  pouvons réassigner à deux utilisateurs les mêmes fréquences. Nous pouvons être en mesure de limiter le niveau de propagation de chaque utilisateur grâce à ce logiciel ».  Une méthode qui contraste considérablement avec celles d’avant jugées révolues et archaïques.

Un défi à relever

Les experts formés devront mettre à profit les enseignements reçus pour rehausser le niveau des notifications des pays ce cet espace francophone.  L’Afrique qui ne représente que   9% sur les statistiques de notifications faites au niveau de l’UIT devrait sortir de cet état de choses et relever sa tête pour marcher au même rythme que les autres. Il s’agira pour le continent de tout faire pour arriver à notifier le maximum de ses fréquences comme le recommande l’Union internationale des télécommunications. La rencontre de Brazzaville  a permis de donner aux participants les outils qui garantissent une meilleure protection des fréquences et d’éradiquer les problèmes d’interférence. Ces experts sont donc invités à travailler pour parvenir aux résultats escomptés.

Des certificats de participation ont été délivrés aux différents experts formés.

Photo 1: Vue des participants après la clôture des travaux (Crédit Groupe Congo Médias)

Photo 2 : Les femmes expertes recevant leurs certificats (Crédit Groupe Congo Médias)

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