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AFRIQUE CENTRALE : LES PARLEMENTAIRES TABLENT SUR LA RECHERCHE DES SOLUTIONS AUX QUESTIONS DE SECURITE ALIMENTAIRE

Créer un réseau des alliances parlementaires pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations de l’Afrique centrale, tel est objectif affiché par le Forum des parlementaires d’Afrique centrale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle qu’abrite Brazzaville la capitale de la république du Congo du 19 au 21 novembre 2019. La rencontre au cours de laquelle  les  participants  plancheront sur la recherche des réponses adaptées à l’épineuse question de l’insécurité alimentaire à laquelle la sous-région est confrontée, a été ouverte le mardi 19 novembre par Président de la République du Congo Dénis SASSOU NGUESSO, qui a appelé les parlementaires de la sous-région à devenir « …des acteurs pragmatiques de première ligne sur le terrain » pour contribuer efficacement au développement de l’agriculture.

Organisé par le parlement de la République du Congo en étroite collaboration avec les agences du système des Nations Unies (FAO, PAM , OMS et UNICEF), ce forum qui durera trois jours permettra entre autres de : « Sensibiliser les parlementaires sur l’importance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; sensibiliser les parlementaires sur la sécurité sanitaire des aliments transformés localement ou importés  selon l’approche ; susciter l’adhésion des parlementaires à la création des alliances nationales et au réseau des  alliances parlementaires de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; valider les textes  juridiques du réseau des alliances parlementaires de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (…) », précise un  communiqué officiel.

Dans leur rôle de législateurs,  les parlementaires sont présentés comme des personnalités  mieux placées pour attirer l’attention sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. En effet, grâce  à leur capacité de légiférer, d’assigner le budget national et de veiller à la bonne gouvernance de l’exécutif, ils peuvent contribuer à l’amélioration des indices de malnutrition. En effet, les études réalisées relèvent un nombre important de personnes souffrant de la faim, ce malgré les efforts consentis au niveau international pour l’élimination de la faim et de la malnutrition, a laissé entendre, Helder MATEIA, Coordonnateur de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) en Afrique centrale. Ce nombre, a-t-il précisé « …est estimé à 820 millions en 2018. En Afrique Centrale, 43 millions de personnes, soit plus de 26% de la population, sont sous-alimentées ».

La mise en place du réseau des parlementaires est donc une étape importante dans la recherche des solutions au problème de l’insécurité alimentaire.  Désormais, garants du respect du droit  à l’alimentation  pour tous, « …ils auront la lourde mission de contribuer significativement à conduire nos sociétés vers la faim zéro à l’horizon 2030. C’est pourquoi nous devons tous et toutes conjuguer nos efforts afin de les appuyer sans relâche dans leurs taches législatives pour la faim zéro », a indiqué Suze Percy FILIPPINI, Représentante de la FAO et Coordonnatrice des agences du système des Nations Unies en République du Congo.

Pour Helder MATEIA, l’approche engagée par la FAO consiste à soutenir ces parlementaires pour promouvoir des mesures législatives qui prennent en compte  les droits à une alimentation qualitative et quantitative.

Un secteur d’appui

L’élimination de la faim qui nécessite de produire de manière durable et suffisante des denrées alimentaires de qualité afin de réduire significativement les importations alimentaires qui imposent aux États de la sous-région des dépenses exorbitantes chaque  année commande de mettre en œuvre des politiques susceptibles d’accroitre la productivité dans les pays de l’Afrique centrale.

L’agriculture, l’élevage et la pêche constituent des secteurs importants à même de  contribuer efficacement au développement durable.  Le développement de ces secteurs aux énormes potentialités a été fortement encouragé par l’ensemble des intervenants à l’image du Chef de l’Etat Dénis SASSOU NGUSSO qui, dans son allocution d’ouverture des travaux du forum,  a invité les parlementaires à montrer l’exemple en s’investissant dans l’agriculture. Il a souligné, entre autres, la nécessité de sortir des incantations stériles pour engager des politiques, des plans et projets agricoles cohérents et intégrateurs afin de rétablir la sous-région dans son rôle de grenier continental : « Elus du peuple , en votre qualité de législateurs il vous faut montrer l’exemple en devenant des acteurs pragmatiques sur le terrain au rythme d’un parlementaire, un champ (…) », a conclu le Président de la république.

La cérémonie d’ouverture de ce forum où prennent par les parlementaires pays membres de la CEEAC (Congo, Angola, Burundi, République Démocratique du Congo, Rwanda, Guinée Equatoriale, Cameroun,  Gabon, du Tchad, République Centrafricaine et de Sao Tomé et Principe) a été marquée par plusieurs intervention au nombre desquelles figurent  celle  de Michaela Marques de Sousa, Représentante de l’Unicef  au Congo  et celle de Marie Thérèse Chantal MFOULA, Secrétaire générale adjointe de la CEEAC chargée du département intégration physique économique et monétaire.

Le forum placé sous le patronage du Président de la république  prendra fin le jeudi 21 novembre 2019.

Photo 1 : Vue des parlementaires lors de la cérémonie d’ouverture des travaux

(Crédit Groupe Congo Médias)

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