AFRIQUE CENTRALE : LES MIGRATIONS DES TRAVAILLEURS AU CENTRE DES DEBATS AU CONGRES DE L’OSTAC A BRAZZAVILLE - Groupe Congo Medias | Actualité du Congo Brazzaville | Sites d’informations du Congo Brazzaville
Société

AFRIQUE CENTRALE : LES MIGRATIONS DES TRAVAILLEURS AU CENTRE DES DEBATS AU CONGRES DE L’OSTAC A BRAZZAVILLE

Le troisième congrès ordinaire de l’organisation syndicale des travailleurs de l’Afrique centrale (OSTAC) s’est ouvert le mercredi 6 novembre 2019 au Palais des congrès de la capitale congolaise. Les travaux de deux jours qui rassemblent  près d’une centaine de délégués venus de la sous-région se tiennent sous le thème «  La migration  des travailleurs en Afrique centrale : Enjeux et perspectives ». L’ouverture officielle des travaux a été présidée par Firmin AYESSA, Vice Premier Ministre du pays hôte.

Article rédigé avec Francis MOUSSA, journaliste stagiaire

Les pays membres de l’OSTAC à savoir  le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la République centre africaine, la Guinée Equatoriale, Sao tome et Principe , la République Démocratique du  Congo  et la République du  Congo sont appelés à trouver  une juste symétrie sur la problématique de la migration en Afrique centrale afin d’améliorer les conditions des travailleurs migrants de la sous-région, a-t-on appris.

Les différents intervenants lors de la cérémonie d’ouverture ont su, chacun avec ses mots, justifier l’intérêt pour le congrès de se pencher sur les migrations des travailleurs  en Afrique Centrale. Bello Bellard  ELAULT, premier vice président de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC)  est l’un d’eux : « Au  nombre des problèmes auxquels sont confrontés  les travailleurs en Afrique centrale il y a évidemment la question de la migration consécutive aux différentes causes dont la crise économique, socio-économique et naturelle. C’est ce qui justifie le thème de ce congrès ».

 Pour sa part, Daniel MONGO, Président de l’OSTAC , à indiqué que cette thématique attire de plus en plus  l’attention non seulement des  organismes des Nations Unies , mais aussi de la communauté internationale  et du Bureau Internationale du travail (BIT) qui, a-t-il rappelé, a mandaté des études nationales sur  le lien entre la migration et la politique de formation. Celui qui est aussi Président de la Confédération syndicale congolaise  a martelé sur l’importance «  d’un cadre de gestion des migrations qui apporte  des solutions pratiques humaines, respectueuses des  droits de travail(…). A cet effet, des politiques migratoires appropriées ainsi qu’une étroite collaboration entre les pays au sein de la sous-région, mais aussi entre le continent et les pays de destination aiderait à concrétiser ce potentiel tout comme un engagement des Etats concernés dans la mise en œuvre d’un nouveau pacte mondiale sur les  migrations, et rendrait ce phénomène plus cohérent ». Les migrations, a-t-on appris, profitent le plus souvent aux pays d’origine. Selon ONU, a rappelé Daniel MONGO, les  fonds rapatriés par les  migrants  sont évalué à 444 milliards de dollars  dont 333 milliards vont en direction des  pays en voie de développement.

Le Vice Premier Ministre quant à lui, a exprimé un souhait dans son discours d’ouverture : « J’ose donc croire que de l’examen qui sera réservé à ce thème,  des échanges fructueux qui s’ensuivront sortira une moisson riche et abondante des recommandations dont la finalité principale sera la consolidation du dialogue sociale et du tripartisme en Afrique centrale et au sein des états membres de l’OSTAC ».

Par ailleurs, le congrès de Brazzaville sera marqué par l’élection d’un nouveau bureau de  l’OSTAC qui est actuellement dirigé par une équipe intérimaire mise en place lors de la session du conseil général tenu à Douala ( Cameroun) en juillet 2017 .

Quelques repères sur  l’OSTAC

Cette institution fut créée en 1985 à Libreville au Gabon sur initiative des centrales syndicales des pays de la sous région à savoir le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la République Centrafricaine, la Guinée Equatoriale, Sao tome et Principe, la République Démocratique du  Congo  et la République du  Congo et le Burundi qui ne siège  plus en raison du nouveau découpage du continent qui le place en Afrique de l’est. L’institution était créée sous l’appellation d’OTAC (Organisation des travailleurs de l’Afrique centrale). C’est au congrès de 2003 à Bangui (RCA) que l’appellation actuelle fut adoptée. La lutte contre l’atteinte aux libertés syndicale et démocratiques ainsi que la promotion du dialogue social et du tripartisme dans le règlement des conflits sociaux au niveau de l’Afrique centrale, font partie des objectifs de l’OSTAC.

Photo : La photo de famille de quelques  participants avec le Vice Premier Ministre (Droits reservés)

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le plus populaire

To Top