Santé

AFRIQUE : UN APPEL DES PARLEMENTAIRES POUR LA MOBILISATION DES FINANCEMENTS POUR LE SIDA ET LA SANTE

Les parlementaires africains réunis au sein du Parlement panafricain, ont plaidé pour la mobilisisation de plus de ressources financières afin de lutter efficacement contre le vih/sida sur le continent , et de mieux faire face aux défis de la santé. Ce plaidoyer a été fait lors du sommet panafricain de  haut niveau dit sur le financement du sida et de la santé organisé dans la commune de  Kintélé, près de Brazzaville (République du Congo), du 11 au 12 juillet 2019. Le communiqué sanctionnant les travaux exhorte les gouvernements et les membres des parlements à soutenir la sixième reconstitution du Fonds mondial pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme afin d’atteindre l’objectif d’au moins 14 milliards de dollars. Cette reconstitution est présentée comme « essentielle au succès de la riposte au vih et aux objectifs de la couverture sanitaire universelle ».

L’organisation de ce sommet de haut niveau est l’œuvre du parlement panafricain représenté par son président  Roger NKODO  DANG, du parlement de la république du Congo et de l’ONU SIDA dont la représentante  à ses assises, le Docteur  Clémence BARE, Directrice du Bureau de Liaison de l’ONUSIDA auprès de l’Union Africaine. Cette dernière  a dépeint un  tableau tout à la fois encourageant, concernant les avancées dans la lutte contre la pandémie, et  préoccupant en ce qui concerne la faiblesse des ressources financières.

Si le nombre de décès liés au SIDA est passé en dessous du million par an pour la première fois en 2016, les nouvelles infections ont régressé de  3,4 millions en 1996 à 1,8 millions en 2017(47%), le coût des traitements antirétroviraux a chuté drastiquement de 10 mille  dollars en 2000 à 75 dollars aujourd’hui, il n’en demeure pas moins que la  question des financements constitue aujourd’hui un goulot d’étranglement. En effet, Clémence BARE a indiqué dans son allocution  très documenté que  « depuis peu nous faisons face à une baisse marquée du financement des donateurs internationaux et à une stagnation alarmante des investissements domestiques dans la santé en Afrique qui pourraient compromettre tous les acquis appréciables des 30 dernières années. En effet, en 2018, les ressources pour le sida n’étaient pas à la hauteur des engagements politiques convenus avec un déficit annuel de 5 milliards de dollars ».

En ce qui concerne cette épineuse question du financement, une  piste de solution ont été suggéré par Isidore MVOUBA, Président de l’Assemblée nationale du Congo : « Depuis quelques temps, nous assistons, dans nos pays, à l’émergence d’une véritable économie numérique avec de nombreux services  à forte valeur ajoutée. L’Appel de Kintélé pourrait proposer une Redevance de Solidarité sur les différentes niches que procure l’économie numérique en vue de financer le VIH-SIDA et la Santé pour tous. Outre la redevance numérique de solidarité, il ne serait pas superfétatoire d’approfondir nos analyses sur l’idée de James TOBIN, prix Nobel d’économie qui proposait déjà en 1972 d’instaurer une taxe sur l’ensemble des transactions financières. D’après les experts, une telle taxe pourrait permettre de lever d’importantes ressources financières à même de financer le développement social et humain ».

Objectif 15 % des  budgets nationaux au profit de la santé

Les assises de Kintélé ont été aussi l’occasion pour les participants de réitérer l’appel aux parlementaires qui votent les budgets de faire un plaidoyer pour la santé bénéficie de 15 % dans les budgets nationaux. En Afrique, a-ton appris, deux pays seulement ont déjà atteint ce cap.

Par ailleurs, il est à noter parmi les résolutions  du sommet la levée des barrières juridiques, politiques et pratiques qui entravent l’accès à des services VIH et de santé compréhensifs et promouvoir des politiques basées sur le genre, sans stigmatisation et discrimination en faveur des populations vulnérables et marginalisées.

Signalons que ce sommet a connu la présence de plusieurs présidents des Parlements africains, des experts de l’OMS et de l’ONU SIDA, de la ministre de la santé du Congo et de différents experts. La  cérémonie d’ouverture du sommet était patronnée par Antoinette SASSOU NGUESSO, épouse du Président de la République du Congo. Quant à la cérémonie de clôture marquée par plusieurs allocutions, elle a été patronnée par Pierre NGOLO, Président du Sénat du Congo : « …nous venons là de prendre devant l’Afrique et le monde la responsabilité de nouveaux engagements dans la sensibilisation de nos mandants, dans le processus de traitements des budgets (…) nous venons de prendre la responsabilité de nous déployer dans un puissant levier devant mobiliser tous les donateurs potentiels à intérioriser le rôle qui incombe à tous de faire un geste pour la vie et donc pour le développement».

Photo 1 : Un cliché du podium à la cérémonie d’ouverture

Photo 2 : Le Président du Sénat Congolais Pierre NGOLO avec le Docteur Clémence BARE, de l’ONUSIDA

Photo 3 : Une vue des participants

Crédit Groupe Congo Médias

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