TROIS PRESUMES TRAFIQUANTS DES POINTES D’IVOIRE ARRETES A OYO

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Les Agents de la Direction Départementale des Eaux-et-forêts de la Cuvette et les éléments de la Gendarmerie nationale, grâce aux informations et appuis du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage) ont arrêté en flagrant délit, le 09 avril 2018, à Oyo, trois présumés trafiquants d’ivoires avec huit pointes d’ivoire de jeunes éléphants.  

Les prévenus OKELE DOKE Dunel Germain, KOUMOU Droxy et PAYA Guyvenchy feraient partie d’un vaste réseau de trafiquants d’ivoire bien implanté entre le Département de la Cuvette et de la Sangha. Un réseau dont le rôle de chacun d’entre eux est bien déterminé : Chasseur d’éléphants, porteur d’ivoire, démarcheur… Ces trois prévenus tous de nationalité congolaise, interpellés à Oyo, ont avoué ramener les pointes d’ivoires de Mossaka. Ces derniers ont utilisé les pirogues sur le fleuve Congo et la rivière Alima pour le transport des ivoires de Mossaka à Oyo. Ivoires qu’ils ont l’habitude de dissimuler dans des sacs de foufou pour tromper la vigilance des services de contrôle.

Ces trois présumés trafiquants fauniques ont tous reconnu les faits qui leur sont reprochés à savoir : Détention et circulation illégales des trophées d’une espèce animale intégralement protégée, soit huit pointes d’ivoire, représentant quatre éléphants abattus. Ils sont  également poursuivis pour la présomption d’abattage de ladite espèce. Ces trois présumés délinquants fauniques vont comparaître ce 12 avril 2018 au Tribunal de Grande Instance d’Oyo. Ils encourent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme.

L’éléphant est menacé d’extinction dans de nombreux endroits en République du Congo à cause du braconnage pour ses défenses. Dans le Département de la Sangha par exemple, plusieurs trafiquants de la faune sont régulièrement interpellés, jugés et condamnés.  D’ailleurs, deux audiences sont prévues le 19 avril 2018 au Tribunal de Grande Instance de Ouesso, au cours desquelles sept (7) présumés trafiquants d’ivoires, interpellés le 29 janvier 2018 pour les uns et le 26 février 2018 pour les autres, vont comparaitre devant les juges.

En République du Congo,  l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées, conformément à l’Arrêté n°6075/MDDEFE / CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées. En outre, l’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule :   «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration  des Eaux-et-Forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».




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