Société

L’AFRIQUE VISE LES RECENSEMENTS INTELLIGENTS AU MOYEN DES TECHNOLOGIES MOBILES OU DE L’INTERNET

A l’horizon 2020, les pays africains exploiteront pleinement les appareils mobiles dans le cadre de la réalisation des recensements de la population et des logements qui seront alors plus rapides et plus économiques et conforteront ainsi le processus de prise de décisions axée sur l’atteinte des Objectifs de Développement durable (ODD). Tel est le fondement d’un atelier de formation à l’intention des statisticiens de haut-niveau en provenance de toutes les régions d’Afrique qui se tient à Yaoundé au Cameroun à l’initiative de la Communauté Économique pour l’Afrique (CEA), en partenariat avec la Division de Statistique des Nations Unies (DSNU) et le Gouvernement du Cameroun.

La rencontre de Yaoundé qui a réuni plus de 40 experts est la dernière d’une série de consultations régionales placées sous la coordination de la Division de Statistique des Nations Unies dont l’objectif est de recueillir des observations sur le projet de directives relatives à l’utilisation des technologies électroniques de collecte de données dans le cadre des recensements de la population et des logements, lesquelles directives serviront de référence à l’échelle mondiale après finalisation.

L’atelier que de nombreux acteurs ont jugé « opportun » a lieu au moment où 5 milliards d’abonnés au réseau téléphonique mobile, de tous les horizons, sont recensés à travers le monde et pourraient être connectés au moyen des plateformes et technologies adéquates pour faciliter la collecte de données et la réalisation des recensements modernes. Elles seront synonymes de « vitesse, précision, ubiquité, familiarité et confort », ce qui « représentera une bonne valeur en termes de rendement économique dans les opérations aussi complexes que les recensements », comme l’a souligné M. Antonio Pedro, Directeur du Bureau Sous-régional pour l’Afrique Centrale de la CEA.

M. Pedro a toutefois attiré l’attention sur le fait que l’utilisation de telles technologies dans les recensements peut s’accompagner des défis à l’instar de « ceux liés à l’évolution des technologies, à la vitesse du changement et à la résistance au changement, au coût élevé de formation et à la sécurité des données ». Cette situation, a-t-il déclaré, appelle à la « collaboration entre les institutions sur l’utilisation de la technologie mobile en vue d’une meilleure réponse aux nouveaux défis et de l’exploitation du plein potentiel qu’offre la technologie mobile à la communauté des données statistiques officielles »

Cette collaboration est déjà entamée entre les statisticiens camerounais et maliens comme l’a relevé Dr. Teke Johnson Takwa, Chef de la Cellule des analyses du Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP). Suite à la première phase du 10ème Projet du compte pour le développement sur l’utilisation des appareils mobiles et l’internet dans le cadre des recensements réalisés par la CEA, il a affirmé que le BUCREP utilise avec efficacité ces appareils depuis des années ainsi que d’autres techniques que le Cameroun a acquises à l’issue de la phase en question avec des résultats positifs et en a échangées les expériences avancées avec ses homologues maliens.

Dr. Takwa et son collègue de l’Institut national de la statistique du Cameroun (INS)- M. Anaclet Désiré Dzossa ont exprimé leur gratitude vis-à-vis du Centre africain pour la statistique (CAS) de la CEA pour l’opérationnalisation du Compte pour le développement en Afrique depuis 2015 qui leur a fourni les outils et les techniques que le Cameroun a exploités jusqu’ici dans trois domaines majeurs : la réalisation d’enquêtes sur les prix des articles de marché, la collecte de donnée sur la consommation du tabac et la réalisation de la 5ème enquête démographique du Cameroun (qui est en cours).

Alors que les consultations visant la finalisation des directives de la DSNU s’achèvent par cette dernière série d’ateliers dans l’optique de renforcer les processus de recensement à l’horizon 2020, la DSNU veille à ce que les statisticiens d’Afrique, tout comme leurs collègues d’ailleurs, soient sur la même longueur d’onde en termes d’utilisation des technologies électroniques de collecte de données dans le cadre des recensements de la population et des logements. Ceci explique la présence à la rencontre de Yaoundé de Mme. Meryem Demirci, Conseillère interrégionale pour le recensement de la population et des logements de la DSNU. La DSNU espère que l’atelier de Yaoundé lui permettra de recueillir des observations auprès des statisticiens présents à l’effet de parachever les directives en question en vue de leur utilisation à l’échelle mondiale.

ARTICLES SIMILAIRES

CONGO : L’APPUI DU SYSTEME DES NATIONS UNIES AU PLAN NATIONAL DE DEVELOPPEMENT PLACE AU CŒUR D’UNE REUNION.14 juillet 2018Dans « Société »

AFRIQUE CENTRALE : LES MIGRATIONS DES TRAVAILLEURS AU CENTRE DES DEBATS AU CONGRES DE L’OSTAC A BRAZZAVILLE7 novembre 2019Dans « Société »

CONGO : RENDRE LES COLLECTEURS DES STATISTIQUES SUR LE TOURISME PLUS PERFORMANTS.6 décembre 2017Dans « Société »

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le plus populaire

To Top
Translate »